Née à Paris en 1953 .
Ecole des Beaux-Arts de Paris.
Vit et travaille à Paris et dans les Alpes de Haute Provence.
Expositions personnelles
1976 Galerie Cutzarida. Rue Guénégaud. Paris.
1978 Galerie Cutzarida.
1979 Galerie Cutzarida.
1983 Galerie Cutzarida.
1986 Galerie Peinture Fraîche. Rue de Bourgogne. Paris.
1987 Galerie ADAC. Rue Saint Paul. Paris.
Galerie Peinture Fraîche.
1988 Galerie SMEG. Boulevard Princesse Charlotte. Monaco.
Galerie Diagonale. Boulevard Edgar Quinet. Paris.
1989 Galerie ADAC. Paris.
1990 Galerie ADAC. Paris.
1991 Espace Pipe line . Rue Sébastien Mercier . Paris.
1992 Galerie Peinture Fraîche . Rue de Bourgogne . Paris.
1994 Galerie Peinture Fraîche . Paris.
1995 L'Art au Marché . Saint-Cloud.
Mac 2000 . Espace Eiffel-Branly . Paris.
1996 Ateliers portes ouvertes - Le Génie de la Bastille . Paris.
1997 Ateliers portes ouvertes - Le Génie de la Bastille . Paris.
1998 Mac 2000 . Espace Eiffel-Branly . Paris.
1999 Ateliers portes ouvertes - Le Génie de la Bastille . Paris.
Espace Cyrille Varet . Le Viaduc des Arts . Paris.
2000 Ateliers portes ouvertes.
Espace Vinea . Paris.
2001 Mac 2000 - Espace Auteuil . Paris.
2005 Galerie Olivier Nouvellet . Paris.
Galerie Le Bonheur Fou . Manosque 04.
2006 Atelier de Simone Couderc . Paris.
2007 Galerie Brissot & Linz . Paris.
2008 Cheyne éditeur. Le Chambon-sur-Lignon 43.
2009 Librairie La Terrasse de Gutenberg, Paris.
Librairie Le Poivre d’Ane. Manosque 04.
Galerie Olivier Nouvellet, Paris.
Galerie Brissot.
2010 Galerie Art-Espace. Thonon les Bains 74.
Galerie Olivier Nouvellet, Paris.
Expositions collectives
1976 Galerie des Beaux-Arts. Rue des Beaux-Arts. Paris.
1982 Galerie Kean Mason. 57th. Street. New York.
1992 Salon des Réalités Nouvelles . Grand Palais . Paris.
1993 Salon des Réalités Nouvelles . Grand Palais . Paris.
Galerie Peinture Fraîche . Paris.
1994 Salon des Réalités Nouvelles . Espace Eiffel-Branly . Paris.
1995 Salon des Réalités Nouvelles . Espace Eiffel-Branly . Paris.
Galerie Peinture Fraîche . Morienval . Oise.
Foire Internationale d'Art Contemporain . Mexico.
"Cadeaux d'Artistes" . Mailletique . Paris.
1996 Cancun . Mexique.
Salon des Artistes . Paris.
1999 Galerie Peinture Fraîche . Paris.
Salon Itinéraires . Levallois.
Galerie Médiart . Paris.
2000 Salon Comparaisons . Espace Eiffel-Branly.
Espace Cyrille Varet . Paris.
2001 Whitehead Mann (Mécénat d'entreprise)
Galerie Sabine Puget . Paris.
2002 Espace Cyrille Varet . Paris.
Galerie Sabine Puget . Paris.
Artmalgam - Cloître des Billettes . Paris.
2003 Galerie Sabine Puget . Paris.
2004 Galerie Sabine Puget . Art Paris.
2005 Galerie Sabine Puget . Fox Amphoux 83.
“Tour de chauffe“ . Paris.
2006 Affordable Art Fair . Londres.
Galerie Thirteen Langton Street . Londres.
2007 Galerie Christine Phal . Paris.
Galerie Brissot & Linz. Paris.
Centre Culturel de Mostoles . Espagne.
2008 Galerie Brissot & Linz. Paris.
Galerie Sabine Puget . Fox Amphoux 83.
2010 Galerie Sabine Puget. Fox Amphoux. 83.
Centre d’Arts. Reillanne 04.
Cheyne Editeur, Orangerie du Sénat. Paris.
Cinéma
Intervention dans différentes réalisations depuis 1999 :
Jean-Jacques Beneix – Étienne Chatiliez - Guillaume Canet - Pascal Thomas etc…
En 2007, Réalisation de 3 fresques pour le film Modern Love, Réalisateur : Stéphane Kazandjian
Sortie en 2008
Bibliographie
La lumière dans le dessin et la peinture D. Lacomme . éditions Bordas
Abstraction / Figuration . D. Lacomme . éditions Bordas
Le geste dans le dessin et la peinture . D. Lacomme . éditions Bordas
Edition
Peintures pour "Où chaque soleil qui vient est un soleil rieur" de JM. Barnaud, Cheyne éditeur
Gravures pour "Comme un morceau de nuit découpé dans son étoffe " de Déborah Heissler, Cheyne éditeur
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Chère Laurence
Je n’ai pas envie de parler de ta peinture de loin ou de haut. Cela sera donc sous forme de lettre ouverte, pour tenter d’être à la bonne distance, pour en approcher le plus justement possible la forme et l’esprit.
Il me semble souvent en entrant dans l’atelier que tu retiens ton souffle, toi la discrète. En effet les premiers instants de la rencontre sont comme suspendus. Tu gagnes du temps en t’excusant de l’exiguïté du lieu, du désordre (pas si grand), des tableaux empilés et retournés, des papiers éparpillés. Il faut te rassurer, te dire que cela n’est pas grave et que, par exemple, un petit café serait le bienvenu. Pendant que tu t’affaires l’œil vagabonde, s’arrête, repart. Le dernier travail est là, silencieux, revenu au presque noir et blanc, celui que je préfère; mais je ne dis rien, j’attends que le café soit bu, ton angoisse un peu retombée. Tu vas devoir et maintenant pouvoir lever le voile. Tu appréhendes et attends à la fois ce moment, je le sais comme je sais que si tu étais plus sûre de toi tu ne ferais peut-être pas cette oeuvre subtile nourrie à la source de ton immersion dans le paysage. Tu y as marché, humé, ressenti, aux aguets de ce qui pouvait surprendre ta familiarité avec un alentour connu depuis l’enfance. Tu l’abordes sans arrogance, laissant à d’autres les théories et les postures. Tu ne peins pas « sur le motif », mais capte d’abord sur un carnet de croquis le saisissement de ce qui toujours t’étonne et te requiert. Tu ramasses sur ton passage l’essence ou le détail comme les enfants remplissent leurs poches de cailloux trouvés au bord du chemin. Même si tu remets tes pas dans tes pas, tu vas vers l’inconnu pour lui donner ta voix, celle où fusionneront ton regard et la sensation presque tactile de l’instant qui fuit et jamais plus ne se reproduira.
Tu ne décris pas, tu suggères le possible d’une chose ou d’une autre sans la figer pour que se superposent sans heurts différents moments et se lisent à la fois la lumière du matin et l’incertitude du soir. Car tu privilégies cette inconstance du temps qui passe et tu en retiens ce qui s’accorde à ton humeur du moment. Tu inclines l’instant choisi, en le mêlant subtilement à d’autres plus lointains ou plus fugaces, vers l’irréalité du rêve. Tu ne racontes pas le déjà vu (ce que tu fais si finement avec des mots et de l’humour), tu inventes un monde sans en lever le mystère.
Il faut s’y perdre sans savoir s’il l’on doit s’en enchanter ou se laisser gagner par l’intranquilité. Ta peinture entre l’obscur et le clair donne ce sentiment de ne savoir jamais où l’errance vous mène. Ton voyage dans ce territoire de Provence qui n’est qu’un prétexte à ta rêverie, est celui de la mélancolie et te rapproche du marcheur du « voyage d’hiver » de Schubert. Et si tu devais y représenter quelqu’un, ce dont tu te gardes bien, peut-être serait-ce une ombre solitaire ou un contemplatif minuscule perdu devant l’immensité des éléments, frère du moine de Caspar David Friedrich face à la mer.
Mais me diras-tu, tout cela n’est que littérature. Cependant ceux qui n’ont que les mots et la raison, et j’en suis, cherchent à travers eux à faire naître l’écho qui, d’un langage à l’autre, révèle le propos de l’art. Pour conclure, que cela soit l’arbre ou la pierre, l’écume ou la brume, le gris ou le blanc, tu en as pris la mesure, ils t’appartiennent et si transposition il y a c’est pour les rendre plus proches encore d’émotions communes à tous les hommes. Merci de donner à l’écume des vagues la profondeur de la mer.
Sabine, à Barras le 3 juillet 2009
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